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نبدة عن حياة الشاعر
ولد الشاعر عبدالسلام نصيف1960 بقرية << تيوايور>>
بقبيلة إسافن أيت هارون بإقليم طاطا ، بالأطلس الصغير .اشتغل في ميدان التعليم
قبل مغادرته المغرب الى أوروبا ، ومن هناك بدأ التر حال عبر العالم ( إيفريقيا
، آسيا ، أمريكا ) في غربة دامت أزيد من 24 سنة ، كما سافر الشاعر عبر المغرب
خصوصا سوس الكبرى ، و خلال هذه الأسفار ابتلي بالكتابة ، انطلاقا مما عرفه في
حياته اليومية ومن خلال احتكاكه مع الطبيعة و مع البشر ، و ذلك لأجل ملئ الفراغ
من جهة و للتعبير عن ما عاشه شخصيا من مشاعر و ما لمسه من معاناة غيره من جهة
أخرى , السر في علاقة الشاعر عبدالسلام نصيف بالفنون الشعرية يكمن في أن هذه
الفنون أساسا موهبة ، لكن تيهه بين جبال سوس و طرقها اعتبر الشاعرذلك مدرسة
تخرج منها بتفوق ، فمدرسة << تاسوكْتْ >> أي << الشارع >> من أغنى المدارس التي
لا تحتاج إلى ذكاء ، بل إلى حسن النية و التوكل على الله ، فهي واسعة و أبوابها
مفتوحة و كل عنصر فيها فقيه. أصدر الشاعر أول ديوان له قبل سنة بعنوان << درست
ءي سوقاسْ >> وهاهو يصدر هذا الديوان << ءاسنفوخْ ـ ءوسافو >> بمعنى << العلاج
في الكي >> وهو فعلا علاج ل << درست ءي سوقاس >> . وعن مشاريعه الشعرية
المستقبلية هناك ديوان آخر باسم << ءيسافارْنْ زْلْمْنينْ تيزوا نْ ـ ءودْرار
>> بمعنى << نحل الجبل >> بمشاركة شعراء آخرين من سوس الكبرى

1970-1971 Issafen
tioiayour
20 Juillet 1974 á Casablanca

13 Decembre
1979- Alougoum 02 Septembre 1980-
Alougoum

Aout
1982 á Paris centre George Pompidou
Decembre 1983 Savigny sur Orge- Paris

MR Pascal ( France ), MR
Mihrdad (Iran )1984 STOCKholm
Juillet 1984 AMU center STOCKHOLM

MR TESS ( IRITERIA ) 1986 Silja Line Stockholm
Croisiere SILVIA RIGINA 1986- 1989 STOCKHOLM

Agadir Mars 1987
Visby Gotland Aout 1991
Salon du livre Casablanca 2007 AMREC
Salon du livre Casablanca 2008 AMREC (
HAMZA )

Salon du livre Fevrier 2008 casablanca
Salon du livre Fevrier 2008 Casablanca
Témoignage
:
A Abdeslam Nassef .
" Ce n'est pas par le génie ; c'est par la souffrance
, par elle seule , qu'on cesse d'être une marionnette"
" Emile
Cioran " Aveux et Anathèmes "
Salut à toi ô poète ! "Le remède est dans la brûlure" ;
j'en conviens moi qui suis féru de la poésie . "La joute de dards" m'a
appris que le poète est comme une abeille et que ce ne sont pas les fleurs
qui manquent ni les ruches sauvages . C'est que le miel qui jaillit
abondamment de nos lèvres , nous les "Imedyazen" et les "Ineddamen" fait à
notre regret le festin des mouches .
La poussière qui s'entasse sur nos oeuvres par mévente et par mégarde , par
indifférence triturant nos paroles rimées et la peine vaine subie pour
offrir généreusement des nos entrailles nos paroles auréolées de sagesse ,
fruits juteux , délices enrobés , échange enchanteur né de l'étonnement
premier d'enfants qui refusent le monde inculte des adultes , constat amer ,
révolte insistante, rêverie persistante , notre vocation est la seule raison
d'être et d'appartenir à la foule dans cette farce qu'est la vie ; tout ce
dilemme qui nous rend sidérés , déçus , déchus ; mais qui ne peut
heureusement point arrêter l'acte d'écrire et de dire nos peines et nos
joies , de crier et de créer nos désillusions de détrompés et nos nouvelles
illusions d'artisans du rêve ; enfin , notre amertume tissée au fil des
jours semblables au poil du porc-épic "Tazerziyt n tarucht".
Te voilà à ton deuxième "bébé", ton second recueil de poèmes , un florilège
, une"taouchkinte" ou une"tadla" pour le dire en notre langue maternelle .
Je t'en félicite tout en sachant en tant que poète les maux de la gestation
mais aussi les mots de soulagement quand enfin tu as enfanté ce bel et bon
ouvrage .Généreux comme toujours, le bouquet est à lire au pluriel à
l'instar de "drst ysuqqas", ton premier recueil.
Te voilà semeur de graines à ceuillir par les futures générations de
lecteurs amazighophones . Les routes vers les aires "Ibarazen" se
souviendront d'un aneddam troubadour en sa gandoura bleue , ton ruban bleu ,
sa 4x4 noire et son cartable en cuir noir . La montagne quant à elle gravera
à tout jamais en son chaos granitique la parole aisée , improvisée ,
partagée , auréolée de bribe de sagesse et en retentira l'écho d'un rire
singulier presque enfantin d'un homme qui aime jusqu'à la folie le désert,
les tombeaux des saints hommes , les démunis , les mômes , les chants , les
champs , le basilic , les youyou et les femmes danseuses et diseuses de "Timaouachine".
Abdeslam , frangin que ma mère ne m'a pas donné , frère que la poésie m'a
offert , e t'admire et te souhaite bonne route vers d'autres horizons , toi
l'aventurier de la parole . Ami convivial , jovial , rieur , sage et bon
croyant priant ponctuellement ; je t'exprime mon admiration et te souhaite
longue et heureuse vie .
Farid Mohamed Zalhoud *
Aday Tafraout
13/11/2007
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